Les enseignements relatifs à la religion, comme les cours de langue Arabe, ont vu leur volume horaire augmenter, conformément aux desiderata croissants des gouvernants algériens.
Le sport y occupe une place mineure.
Pas de cours dévolu à la musique ou au dessin, mais certains enseignements ponctuent des chapitres harassants d'une chansonnette ou d'une comptine.
Malheur aux petits ! :-) Ryad, 8 ans, et Rania, 10 ans presque et demi, se voient infliger depuis 2 semaines, des cours de 8 h à 11 h pour l'un, de 8 h à 12 h 30 pour l'autre, le samedi matin (autrement dit, le dimanche pour Nous !).
4 jours de vacances à la Toussaint, c'est très peu, mais s'il faut en plus rattraper une demi-journée le week-end, c'est carrément insuffisant.
Sans compter que le cartable de Rania pèse approximativement la moitié de son poids, quand elle ne doit pas en outre charger ses bras d'un sac supplémentaire...
La plupart des devoirs ('destinés à contribuer au développement personnel de l'enfant et à stimuler ses aptitudes à l'initiative'...) consiste en exposés (à présenter sous la forme de posters joliment décorés et achalandés, parfois accompagnés d'un matériel expérimental du style circuit électronique, poterie, etc.) qui sollicitent théoriquement l'usage d'un ordinateur à jour et d'une connexion à Internet impeccable (sans parler d'un accès à la presse généraliste et spécialisée, ça va de soi).
Ainsi, l'exemple français fait école dans un pays où ce sont les aînées (féminin pluriel :-)) qui se chargent en majorité de réunir l'information nécessaire, les matériaux pédagogiques et au final de réaliser en partie les exposés.
Heureusement, c'est la dernière année avant le CEM (l'équivalent du Collège), situé tout juste à 150 mètres de la maison et accolé à l'école primaire (la soeur de Maria et son Papa - qui porte le même prénom que moi - y travaillent).
Tidjélabine est un bled d'environ 17 000 âmes, localisé à 44 kilomètres à l'Est d'Alger. Il se situe dans la wilaya 35 de Boumerdès (gouvernée par un Wali, traduisez "préfet") et dans la daïra (sous-préfecture) de Boumerdès également.
On peut noter enfin que l'Algérie compte une seule femme wali sur les 48 provinces à gouverner.





